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Edito

Il y a un plus d’un siècle de cela, deux grands Français, frères lumineux, qui nous couvrent aujourd’hui de leur ombre symbolique, signaient notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions de défenseurs de la liberté d’expression, notamment les réalisateurs de films marqués au feu d’une brûlante injustice de ne point voir leurs travaux suffisament visibles.

Ils sont les héros de la souffrance créatrice.

Mauvais Genre et d’autres sont venus comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

En ces temps troubles, réaliser une nouvelle édition est une gageure mais, au final, lorsque vous pouvez proposer un programme aussi riche, cela vaut le coup de se battre pour qu’un tel événement existe.

Contexte économique, choix politique…

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui, je rêve que, un jour, notre manifestation, éclectique, conviviale et ouverte à tous, soit enfin pérenne.

Nous ne pouvons marcher tout seul au combat.

Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Par ce nous, c’est toi cher public, fidèle et croissant, ans après ans, qui es visé.

C’est toi qui es pour beaucoup (en plus de certaines institutions publiques) dans le succès de Mauvais Genre, oasis de liberté et de fraternité.

Notre sort, une fois encore, est dans tes mains expertes.

Nous comptons sur toi !

 

Gary Constant et l’équipe de Mauvais Genre (merci à Martin Luther King) qui dédient cette neuvième édition à toutes les victimes des attentats de Charlie Hebdo.

Mauvais genre 60

Edito – Festival Mauvais Genre 2015